Appel à communications : CSDH/SCHN Congrès 2026

Date limite de soumission : 26 janvier 2026
3–5 juin 2026 | Université de Montréal, Montréal (Québec)

ConfTool : https://conftool.net/csdh-schn-2026/

La Société canadienne des humanités numériques (SCHN/CSDH) invite à soumettre des propositions de communications individuelles, de panels et de démonstrations numériques pour son congrès annuel, qui se tiendra à l’Université de Montréal du 3 au 5 juin 2026. Le congrès interviendra conjointement avec la rencontre annuelle du partenariat INKE ainsi qu’avec le Digital Humanities Summer Institute (DHSI). La SCHN/CSDH encourage des propositions sur tous les sujets relatifs à la fois à la théorie et la pratique dans le champ évolutif des Humanités numériques. Les approches en recherche-création qui mobilisent les méthodes numériques à la fois comme pratique académique et artistique sont bienvenues. Nous invitons les chercheurs, les étdudiants, les bibliothécaires ou les archivistes, les artistes, designers et les intellectuels publics à présenter leur travail et leur recherche.

Cette année, le congrès s’intéresse tout particulièrement à la notion d’« intraduisible ». Les humanités numériques explorent et mobilisent des objets culturels qui donnent lieu à des processus de numérisation, de modélisation ou d’éditorialisation. Ces représentations numériques résultent de traductions ou de remédiations susceptibles d’introduire des biais, des réductions et des simplifications. En s’appuyant sur la notion d’« intraduisible » développée par la philosophe française Barbara Cassin, le congrès examinera ce qui résiste à la traduction, ou ce qui ne peut être traduit, en raison de sa matérialité et/ou de sa spécificité culturelle.

Chaque acte de traduction ouvre un espace problématique de production du sens, de négociation contextuelle et d’associations conceptuelles. Dans le champ des humanités numériques, l’« intraduisible » met en évidence que le calcul et la computation n’impliquent pas seulement l’impossibilité d’une équivalence terme à terme, mais engagent aussi des relations stratifiées, modélisées et souvent probabilistes. En particulier, alors que les grands modèles de langage, commercialisés en tant qu’« intelligence artificielle », semblent prétendre englober l’ensemble des savoirs humains — voire en générer de nouveaux —, il devient nécessaire d’interroger leur pertinence et leurs limites pour l’enquête en sciences humaines.

Le thème du congrès prend également en compte le contexte canadien, dans lequel le bilinguisme français–anglais structure la communication savante, la culture et la politique, tout en tenant compte de l’urgence des enjeux autochtones. Lorsque les projets en humanités numériques s’engagent avec des pratiques de savoir et des systèmes de représentation, ils impliquent une réflexivité et des responsabilités à l’égard de valeurs distinctes, de l’autodétermination et de la gouvernance des savoirs.

Dans les humanités numériques, l’intraduisible relève-t-il de qualités inhérentes aux objets étudiés ou des technologies elles-mêmes ? Existe-t-il des avantages ou des inconvénients à être traduisible ou intraduisible ? Finalement, quels ont été les enjeux de la traduction dans les humanités numériques contemporaines ?

Axes thématiques (liste non exhaustive)

Nous accueillons des propositions dans le domaine des Humanités numériques qui abordent de manière critique et créative le thème 2026, notamment — sans s’y limiter — autour des sujets suivants :

  • Approches environnementales
  • Bibliothèques, archives et musées
  • Données synthétiques
  • Droit, éthique et activisme
  • Éditions critiques numériques
  • Historiographie numérique
  • Histoire des humanités numériques
  • IA, grands modèles de langage (LLM) et apprentissage automatique
  • Modèles du monde et perception artificielle
  • Multilinguisme et/ou francophonie
  • Multimodalité
  • Pédagogie, enseignement et apprentissage
  • Perrenisation
  • Réalité virtuelle ou augmentée
  • Recherche-création
  • Savoirs et technologies autochtones
  • Surveillance et censure
  • Traduction et accessibilité
  • Visualisation des données, sonification et incarnation

Modalités de soumission

Les propositions de communications (20 minutes), démonstrations numériques (posters) et de tables rondes (2 à 6 participants pour une séance de 90 minutes) seront acceptées jusqu’au lundi 26 janvier 2026 (23 h 59, heure de l’Est) et doivent être soumises via : https://conftool.net/csdh-schn-2026/

Si vous êtes étudiant·e de deuxième ou troisième cycle et souhaitez être pris·e en considération pour une bourse de déplacement, vous devez déposer votre proposition et remplir ce formulaire https://forms.gle/3ARtG7cu65hfw87R8 avant le vendredi 23 janvier (23h59 EST).

  • Les résumés de communication, d’une longueur maximale de 500 mots, doivent préciser la thèse, la méthodologie, les conclusions ainsi que toute contribution originale.
  • Les propositions de tables rondes doivent contenir une brève introduction au thème, la liste des participant·e·s et un résumé de 250 à 500 mots pour chaque intervention.
  • Les propositions de démonstrations numériques de projets ou d’outils innovants doivent compter environ 300 mots et présenter le projet, le public visé et son stade de développement. Ces démonstrations disposeront d’un espace de table et d’un panneau d’affichage, permettant l’installation d’une affiche et d’un ordinateur pendant une séance de deux heures. Les projets logiciels sont particulièrement encouragés à soumettre dans ce format.

La conférence pourra offrir des possibilités limitées de participation à distance. Si des circonstances rendent la présence en personne difficile, veuillez l’indiquer dans votre soumission.

Veuillez noter que tous·tes les intervenant·e·s et formateur·rice·s doivent être membres de la CSDH/SCHN au moment du congrès. Un nombre limité de bourses est disponible pour soutenir les déplacements des étudiant·e·s diplômé·e·s. Veuillez indiquer votre statut étudiant dans le système de gestion des propositions ; nous vous contacterons avec un lien vers la demande de bourse.

La CSDH/SCHN accueille des propositions provenant de toutes les communautés et disciplines et encourage les candidatures de femmes, de personnes noires, autochtones et racisées (BIPOC), de personnes 2SLGBTQ+, de personnes en situation de handicap et d’autres groupes sous-représentés.

Les langues de travail du congrès sont le français et l’anglais. Les présentations mobilisant d’autres langues ainsi que les questions de multilinguisme en humanités numériques sont bienvenues et encouragées.

Les communications sélectionnées feront l’objet de dossiers spéciaux publiés dans la revue de la société, Digital Studies / Le champ numérique.

N’hésitez pas à contacter les co-président du comité de programme :

  • Noa Yaari (noa.yaari@utoronto.ca)
  • Emmanuel Chateau-Dutier (emmanuel.chateau.dutier@umontreal.ca)